GASCOGNE

Série de 30 tirages lambda sur papier haute réflexion Fujiflex 250g, dimentions variables, 2020.


Gascogne est un reportage photographique sur une exploitation agricole située dans un petit village de moins de 200 habitants dans le Sud-Ouest de la France.
Cet endroit a été une source d’inspiration pour des prises de vues documentaires mais aussi idylliques sur un lieu qui demeure principalement un lieu de production alimentaire : des champs de tournesols, maïs, vignes et soja, parsemés de bâtiments historiques remarquables et délaissés pour la plupart.

    Le château fortifié situé sur les hauteurs du village domine les terres environnantes. Il conserve le souvenir d’une société qui a été longtemps réglementé par un système de châtellenie et, jusqu’au siècle dernier, par le métayage.
Il n’est pas rare là-bas d’entendre les gens parler d’une opposition presque ontologique entre «paysans»  et «châtelains» encore aujourd’hui.
Cet important héritage social s’intègre dans un présent où une révolution des habitudes de production et de consommation alimentaires est en cours et où on voit également un phénomène de retour à la campagne.
De part sa position géographique isolée et le tissu social singulier, ce village est le sujet d’une fresque photographique intimiste et sociale. La série est envisagée comme étant un état des lieux possible du complexe monde paysan.
Des familles soudées qui travaillent ensemble, l’état d’esprit d’entre-aide accentué par la petite taille de la communauté et la douceur du paysage contrastent avec un passé pauvre à la hiérarchie sociale inflexible, ainsi qu’avec l’apparence massive des outils agricoles, la cruauté de la pratique de la chasse et la notion même de culture intensive.

    En partant de ces considérations hétérogènes et à travers une forme de narration décousue le travail photographique témoigne de la vie des habitants, spécialement  de la jeunesse, et de leur environnement.
Ceci a été mis en forme par le prisme des notions de prendre soin et de care.




             


© Riccardo Olerhead 2021